Eaux douces

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Eaux douces

Message  Admin le Sam 17 Jan - 10:13

Les eaux dites douces sont celles dont la teneur totale en sels marins ne dépasse pas 0,6 ‰. Il s’agit, en particulier, de l’eau des cours d’eau, des lacs, des étangs et des zones humides. Les zones humides sont des milieux formés par les plans d’eau et les terres avoisinantes où l’on trouve une végétation adaptée à un engorgement en eau plus ou moins permanent. Ces terres humides qui couvrent en France 1,4 million d’hectares, soit 2,6 % du territoire national, régressent de 10 000 hectares par an. De la prairie inondable à l’étang, la présence de l’eau, facteur écologique prédominant, entretient une grande diversité des milieux, ce qui se traduit par une grande variété d’associations végétales et animales. Les milieux humides constituent par là même un conservatoire naturel du patrimoine génétique de première importance. Parmi les milieux humides continentaux, on distingue couramment :

– les tourbières et landes tourbeuses où la végétation est adaptée à l’acidité de ces sols particuliers ;
– les étangs marécageux dont la surface en eau libre est comprise entre 10 et 30 % ;
– les marécages où cette surface reste inférieure à 10 % ;
– les terrains temporairement immergés : les prairies et les forêts humides : terrains temporairement immergés.

Ces plans d’eau agissent sur le cycle de l’eau à la fois comme régulateurs en écrêtant les crues et en soutenant les étiages et comme épurateurs biologiques selon le principe du lagunage. L’extension du bassin versant d’un cours d’eau ainsi que différentes caractéristiques comme le relief, la géologie, le climat, le taux de boisement, l’agriculture, l’urbanisation… du bassin versant déterminent le fonctionnement du système aquatique, le débit et le régime du cours d’eau qui le draine. Le débit d’un cours d’eau exprimé en m3/s dépend du ruissellement des eaux de pluie et de l’apport de la nappe souterraine qui l’alimentent. On appelle débit de base, le débit minimum fourni au cours d’eau par la nappe souterraine après une large période de sécheresse. C’est sur lui que peuvent compter les utilisateurs du cours d’eau. Le régime d’une rivière exprime les variations de son débit au cours de l’année. On y voit une ou plusieurs périodes de hautes eaux et de basses eaux. Selon la saison à laquelle elles surviennent, selon leurs caractères plus ou moins marqués, les hydrologues distinguent plusieurs types de régimes. Ceux-ci sont très influencés par le climat et la géologie du bassin versant.

.Dans les fonds, vivent différentes sortes de vers, en particulier le tubifex que l’on retrouve dans les rivières très polluées. Dans les rivières de bonne qualité, on trouve des crustacés comme les aselles, les écrevisses et les crevettes d’eau douce ou gammares, nourriture de prédilection des truites et des poissons carnivores. Les fonds sableux ou vaseux hébergent également des coquillages qui filtrent les matières organiques comme la moule d’eau douce (anodonte) ou qui broutent les algues comme les escargots d’eau (limnées, planorbes.

Admin
Admin

Messages : 215
Date d'inscription : 01/01/2009
Age : 53

Voir le profil de l'utilisateur http://enviedeparler74.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

L'Anodonte et la mulette

Message  Admin le Sam 17 Jan - 10:18

L'anodonte, de par sa taille, est l'un des plus grands mollusques d'eau douce. Il peut atteindre 19 cm. On rencontre souvent des coquilles cassées le long des berges des étangs car les rats musqués les mettent à leur menu sinon ils ne sont pas comestibles.

L'anodonte appartient à l'ordre des lamellibranches. Il vit et se déplace au fond de l'eau grâce à un pied unique. Enfoncé dans la vase l'animal entrouvre sa coquille pour laisser passer ses siphons respiratoires. C'est un excellent filtre et par son action il participe à la purification de l'eau.

La mulette est une proche parente de la moule d'eau douce et se rencontre le plus souvent en rivière. Les moules d'eau douces ont besoin des poissons pour se reproduire. Les œufs, au nombre de 50 000, éclosent entre les branchies puis sont expulsés par les siphons. Les jeunes larves sont gobées par les poissons et parasitent leurs branchies grâce à des crochets où elles s'enkystent. Par une lente mutation la larve se transforme en moule. Après plusieurs mois, quand elle a atteint la taille d'un centimètre, elle se détache du poisson et tombe au fond de l'eau.

La bouvière, un poisson, confie sa ponte aux anodontes. Grâce à un long oviducte qu'elle plonge dans les branchies du mollusque. Elle y dépose ses œufs. L'anodonte conservera la progéniture de la bouvière jusqu'à ce que les jeunes poissons aient atteint la taille de un centimètre.

Les premières perles des bijoux de la couronne de France ont été produites par des moules d'eau douce. La production de la moule "margaritifère" a été remplacée par celle de l'huître perlière.


Admin
Admin

Messages : 215
Date d'inscription : 01/01/2009
Age : 53

Voir le profil de l'utilisateur http://enviedeparler74.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum